mercredi 4 mai 2011

Jouanno prône la prudence

Jouanno prône la prudence - FOOTBALL
Reuters

Chantal Jouanno a mis en garde contre une sanction précipitée à l'encontre de Mohammed Belkacemi, auteur des enregistrements de la réunion du 8 novembre 2010 sur l'instauration de quotas pour les joueurs binationaux. "On n'est pas dans la chasse aux sorcières", dit la ministre des sports.

Mardi soir, à l'issue de la première journée d'auditions, le site du Parisien indiquait que Mohammed Belkacemi, conseiller technique national pour le football des quartiers, présent le 8 novembre 2010, avait avoué être "la taupe". Information confirmée par une source proche du dossier interrogée plus tard par l'AFP. Mais pour La ministre des sports Chantal Jouanno, il faut éviter de prendre toute sanction de manière prématurée. "Voyons le contenu global de la mission d'inspection (menée par le ministère) et la mission d'enquête (diligentée par la FFF) pour prendre des décisions. Ce n'est pas illégal en soi d'enregistrer une conversation", a indiqué la ministre sur France Inter, tout en déplorant la "méthode".
Considérant que ce fait peut relever d'un manque de loyauté envers un employeur -cette réunion étant privée- la FFF se réservait le droit le porter plainte contre X, selon une autre source proche du dossier. "Il faut aller au bout de l'enquête, savoir pourquoi il a fait cet enregistrement, pourquoi il ne sort que six mois après, en pleine période préélectorale à la fédération, pourquoi on a pas estimé nécessaire de s'adresser au ministère pour faire part de l'illégalité des méthodes?",s'est interrogée Mme Jouanno, soulignant par ailleurs que Mediapart était "assez prompt à créer des scandales".
" On n'est pas dans la chasse aux sorcières"
La ministre a insisté sur le véritable objectif des trois inspecteurs dépêchés par le ministère pour auditionner depuis mardi, conjointement à la mission d'enquête de la FFF, les participants à la fameuse réunion : "Nous cherchons d'éventuels éléments pénaux, parce que c'est illégal d'instaurer des quotas. On cherche un délit éventuel. On n'est pas dans la chasse aux sorcières".
Mme Jouanno a à nouveau réaffirmé sa confiance envers les dirigeants de la FFF: "Je doute que le président de la FFF et le vice-président aient été au courant" (d'une éventuelle instauration de quotas). Laurent Blanc est quelqu'un qui prône la diversité et essaye de donner de l'éthique à l'équipe de France. A ce stade, je n'ai pas de raison de dire qu'il ne faut pas qu'il reste." A propos de sa marge de manoeuvre sur les décisions de la FFF, la ministre a rappelé que le seul outil à sa disposition était de "supprimer l'agrément d'une fédération" ce qui reviendrait "à annuler les 35.000 matches de foot tenus chaque semaine en France. C'est un peu l'arme nucléaire".

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